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  • Lorcières, pays des ours

Le nom de "Lorcières" semble venir du latin "ursus", ours. Vers 900, Lorcières s'appelait Orseria, puis L'Orseria et au fil des ans, son nom se transforma pour devenir Lorcières.

Ce nom semble justifié car en Margeride, la forêt abritait de nombreux animaux sauvages, notamment des ours. L'ours y était encore présent au XIVème siècle.

  • Lorcières et la Bête du Gévaudan

Le 22 janvier 1764, la Bête fis son apparition dans la commune. Le 15 février, la Bête fit sa première victime, Jeanne DELMAS, qu'elle mordit au bas de la joue droite. En juillet, vers Broussoles, la Bête s'en prit à Marguerite OUSTALIER, âgée de 68 ans, sauvée par le bruit des autres bergers. Mais la Bête reparut les jours suivants vers les villages de Challèles, Pleaux, Chabanols et La Fage. Dans les semaines suivantes, ce fut au tour de Marguerite SOULIER, 27 ans, Guillaume LEBRE, 18 ans et Etienne CROZATIER, 16 ans, de croiser le chemin de la Bête dans les bois de Marcillac alors qu'ils gardaient leurs troupeaux.

Des chasses furent organisées pour tuer la Bête sous la direction de M. d'Enneva, gentilhomme normand et chasseur renommé, commis par le roi, sans succès. En 1765, la Bête est de retour avec les beaux jours et fait de nouvelles victimes : Marie VALLET, 19 ans, qui put se défendre grâce à sa baïonnette ; Jeanne TANAVELLE, 35 ans, qui fut dévorée ; Marguerite BOUY, 18 ans, secourue par un jeune homme.

M. ANTOINE, porte-arquebuse et lieutenant de chasse du Roi fut envoyé avec les officiers de vénerie de Sa Majesté. Le 21 septembre 1765, M. ANTOINE tua cette Bête, traquée durant trois mois, passant des terres d'Auvergne en terre de Gévaudan.

  • Eglise Saint-Sebastien

L'église de Lorcières est placée sous l'invocation de Saint Sébastien.

D'après le rapport de l'Architecte des Bâtiments de France, en date du 27 novembre 1990, l'église est, hormis la sacristie, bâtiment plus ancien, un édifice construit au XVIème siècle sur les vestiges d'une église détruite au cours des guerres de religion (entre 1572 et 1590). M. COUDY, dans son livre Ruines et son canton, M. CHASSANG, dans Le pays de Ruynes en Margeride, le Dictionnaire Deribier, donnent quelques informations la concernant.

Au XIème siècle, Lorcières était une prévôtée ecclésiastique, siège d'une justice seigneuriale régie par le droit coutumier. Sa seigneurie était comprise dans le duché de Mercoeur (Haute-Loire). En 1330, Bertrand de Ligonès en était possesseur pour une partie, les seigneurs de Pompignac et Falcon de Longevialle pour les autres parties. En 1077, Géraud de Corbières et son fils Etienne auraient fait don à l'abbaye de Pébrac (Haute-Loire) de l'église de Lorcières avec ses revenus : dîmes, cens, maison près de l'église où l'abbé Prébac venait parfois résider, parcelles de prés et de champs.

Au XVIIIème siècle, une comunauté de prêtres installée à Lorcières jouissait d'une partie de la dîme payée par les paysans, d'une maison et de parcelles de terre. En 1768, Etienne CHASSANG, prêtre, originaire de Broussoles, les représentait dans un procès devant le juge de Ruines. J.-B. OLLIER, prêtre, prieur et curé de Lorcières, les représentait dans un autre procès devant le juge de Pompignac, contre les paysans de Challèles. Ce même curé écrivait beaucoup. Il a laissé de nombreux récits concernant les ravages dela Bête du Gévaudan dans la paroisse de Lorcières, au cours de l'année 1765. M. OLLIER envoyait directement ses rapports au Ministre d'Etat ; la plupart d'entre eux sont conservés aux Archives départementales du Puy de Dôme.

L'église, de style ogival à lancettes, a des murs épais au mortier de ciment et de chaux dessinant une croix latine. Le clocher à peigne, sur l'arceau principal, abrite quatre cloches antérieures à la Révolution. Ces cloches échappèrent toutes à la destruction. L'une porte la date de 1491, une autre, celle de 1683 et trois fleurs de lys, la plus grande, la date de 1697.

La tradition orale laisse entendre que le Maire, nommé COUTAREL, les aurait, pendant la Révolution, fait descendre du clocher à la demande du Comité Révolutionnaire, puis les aurait chargées sur un char et conduites lui-même à Saint-Flour. Arrivé sur la grand place devant la cathédrale, il détela ses boeufs, laissa son chargement sur place, se fit délivré un reçu au bureau du Comité Révolutionnaire, attela à nouveau et, à la nuit tombée, ramena les cloches à Lorcières où elles furent cachées pendant plusieurs années avant de retrouver leur place dans le campanile.

Deux de ces cloches sont inscrites sur l'inventaire supplémentaire à la liste des objets mobiliers classés parmi les Monuments historiques (arrêté préfectoral du 14 octobre 1987) : cloche bronze, inscription en lettres gothiques, 1491 ; cloche bronze, inscription en majuscules, 1683.

L'église est également inscrite sur l'inventaire supplémentaire desMonuments historiques (arrêté du Préfet de la Région Auvergne du 8 février 1986).

Sources : Archives municipales

 

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